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 Les aléas du destin ( Je chercherais un vrai titre plus tard )

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MessageSujet: Les aléas du destin ( Je chercherais un vrai titre plus tard )   Mer 13 Aoû - 11:30

Avertissement au lecteur:

C'est un texte qui n'est pas vraiment court.

1.Loin de chez soi.

Vous êtes vous déjà sentit seul au point d'accepter la compagnie des insectes, des animaux où de n'importe quel être capable de vision, de réaction par rapport à vos gestes ? C'est bien étrange de poser cette question me direz-vous, car ce genre de cas n'est valable généralement que pour les ermites ou les personnes de mauvaise nature étant conditionnés dans une solitude extrême après avoir été rattrapés par une quelconque justice de ce monde. Pourtant il me semble que j'entre dans le lot à chaque fois que je décides de sortir de la monotonie de ma vie et que mes pas me portent plus loin que les lieux où j'ai l'habitude d'être, plus loin de mon identité.

Enfin bon, il faut bien se décider un jour de toute manière, et je penses comme si j'avais vécu milles voyages depuis le début de mon existence ce qui n'est pas tellement le cas, en fait il s'agit de mon premier véritable voyage. Cela ne m'aurait pas gêné si j'avais moyen de retourner en arrière après avoir vu les merveilles du monde, mais il se peut que ce soit un peu plus compliqué que prévu pour l'instant, en effet si je pars c'est bien parce que c'est nécessaire.
Il faudrait d'ailleurs que je penses à bouger de ce rocher, je n'ai fais qu'un kilomètre, je me sens déjà épuisé et apparemment essayer de me convaincre avec des pensées rassurantes ne m'aide pas franchement à me soulever. Ou peut-être que c'est tout le matériel que j'ai sur le dos qui m'empêche de bouger, il est vrai qu'un sac rapidement fait pour survivre environ deux semaines en économisant sur les rations n'est pas non plus très léger, et cet épée ne m'aide pas franchement, encore l'arc je ne dirais rien mais le métal ça pèse lourd.


Un bruit me sortit de mes pensées pour le moins profondes, en effet le temps commence à se gâter sous mes yeux et les êtres divins n'ont pas l'air franchement en accord avec mon idée de tranquillité, ceux-ci m'envoyant un orage, au moins c'est motivant car ce n'est pas tellement que je n'aimes pas la pluie, c'est plus que des provisions mouillées et des épées rouillées ça ne sert à rien. La route était devant moi et ne pouvant courir je me contentais de trottiner en espérant trouver un endroit pouvant tenir face à l'humidité en marche. Seigneur que je me sentis idiot sur le moment, m'imaginant aux travers des yeux d'un autre m'observant alors que je trottinais en peinant avec tout un lourd barda sur le dos afin d'échapper à de la pluie.

Après une centaine de mètre parcouru, mélangeant essoufflement et douleur au ventre, j'arrivais en vue d'un cabanon visiblement abandonné mais suffisamment solide et complet pour tenir face à cet orage. Je me précipitais donc vers mon salut, ouvrant rapidement la porte de celui-ci avant de déposer mon barda à l'intérieur sans me soucier de ce qui pouvait bien se trouver dedans. En fait il n'y avais rien hormis le parquet usée avec un trou plutôt large, cerclé de pierres finement travaillées et emboités et dont le fond était noirci par les cendres. Je me sentais tout à coup moins seul, me réconfortant en me disant que je n'étais pas le seul à avoir dû fuir les combats, ce fut d'ailleurs une source de chaleur en plus du petit feu que j'ai fais dans ce qui ressemblait à un foyer, me méfiant tout de même des braises pouvant embraser le parquet et me posant par la même occasion la question de l'aspect pratique de faire un trou dans un parquet pour y placer un feu.

La nuit passa lentement, entre le bruit des éclairs et de la pluie tombant sur le toit, coulant sur le parquet et moi surveillant la porte à chaque occasion, craignant un arrivant mal intentionné. J'en profitais pour refaire le souvenir de mon habitat et du chemin à parcourir jusqu'à mon véritable salut, la ville d'Ismer où je pourrais reprendre contact avec mon oncle afin de décider quoi faire maintenant que je me voyais chassé de ma maison. Le seul problème est que je ne sais pas à quoi il ressemble, c'est ça que de vivre fermé dans la campagne et d'avoir la famille en ville.

La pluie a cessé et avec elle les premiers rayons du jour sont venus réchauffer la terre, la vie après avoir été  malmené par les aléas du temps reprenait son cours sous mes yeux, alors que je sortais de de mon habitat de fortune, les animaux sortant de leurs cachettes et vaquant à leur errance habituelle. Pour ma part je reprenais ma route vers Ismer, priant pour que rien ne vienne mettre en péril pour trajet, que ce soit le temps ou les individus. Peu à peu les plaines firent place aux pieds des montagnes, les forêts si timides dans les étendues prenaient alors un tout autre comportement, s'élevant fièrement et grignotant chaque parcelle de terrain comme le ferait le lierre, avec cela s’ajoutait la baisse claire de la température pourtant si chaude car annonçant la fin de mon chemin.

Tout semblait me sourire désormais, jusqu'à ce que je vois arriver devant moi cinq hommes d'apparence grossière et assez armés pour me faire passer un sale quart d'heure, jusque là rien d'inquiétant si ce n'est qu'ils me fixaient tous, l'arme à la main. Le plus proche, un chauve borgne,  moustachu, plutôt épais et au visage balafré s'avança vers moi, ses compagnons tous aussi laids les uns que les autres restant en arrière, souriant.


« Hola du vagabond, bien le bonjour à vous cher collègue de route, dit-il poliment et agréablement tout ceci à mon plus grand étonnement. Malheureusement pour vous et heureusement pour moi je me vois dans l'obligation de vous faire les poches de plein ou contre votre gré afin de nourrir ma famille qui est au nombre de une personne, moi même.

- Bah au moins vous êtes honnête. Fis-je hésitant Mais je vous dois combien ?
- Commençons les affaires, vous me devez tout votre argent et aussi une partie de vos provisions.
- Et si je vous dis non ?
- Alors, il sortit un couteau de son gilet de cuir sale et puant rien qu'a l'apparence. Je me verrais dans l'obligation de vous faire matraquer par mes collègues jusqu'à abandon ou mort.
- J'ai besoin de ces provisions, je n'ai plus de chez moi et …
- Tu crois peut-être qu'on en a pas besoin nous aussi tsé ? Répondait un des hommes, lui aux cheveux longs hirsutes et gras et à l'accent paysan très prononcé.
- Trêve de palabre, vous donnez ou vous morflez. Je suis un bon rimeur pas vrai les gars ? »

Ils acquiescent tout comme semblaient hésitant, au plus grand déplaisir de ce qui semblait être leur chef qui les regardaient d'un air inquisiteur. Je profitais de cet instant pour sortir mon épée, lâchant mon barda au sol et tendant mon épée vers eux, tremblant.

« Allons, allons, tu trembles petit, pas la peine d'en arriver à là sauf si c'est ton souhait.
- J'ai besoin de tout ce matériel, je négocierais une baisse de votre prix ou je vous couperais des doigts. Balbutiai-je
- Si c'est ton souhait, pardon d'avance. Faites votre boulot mes compagnons.

Ses brutes s'avancèrent alors, l'un armé d'un gourdin commença le premier à charger sur moi, charge que j'évitais facilement, profitant pour lui octroyer un bon coup tranchant dans le dos qui le fit gémir sans le tuer, l'entaille étant trop peu profonde, cependant cela suffit à le faire continuer à couiner pendant que je me chargeais d'éviter les coups de son camarade lui armé d'une épée. Après quelques parades qui ne cessèrent de m'étonner moi même, car je ne suis pas connu pour être un combattant, je frappais mon adversaire au visage, celui-ci tombant par terre et se roulant par la même occasion tout en me maudissant de tout les noms. Une flèche siffla juste devant mon visage, l'un des bandit avait un arc et me visait. J'entrepris alors de me cacher derrière un arbre le plus proche, trainant mon paquetage avec moi pour éviter de perdre ne serait-ce qu'un Carron.
Cependant la fatigue me prenait alors que les deux autres idiots se remettaient de leur blessure, je commençais à manquer d'options m'arrangeant aussi je me contentais d'attendre derrière mon arbre, l'épée proche du visage et attendant d'un des bandits soit à portée de lame.
Cependant aucun ne vint, ils commençaient à discuter et le chef parlais d'une haute voix.


« Si j'ai un conseil mon ami tu devrais partir au plus vite, cela ne te regardes pas ! Crois moi il y a ici des affaires tout à fait honnêtes entre gens honnêtes qui sont en train de se régler, rien de bien méchant ! »

Il ne me parlait pas à moi tout de même ? Je connus rapidement la réponse alors qu'un coup de feu venait d'être tiré et qu'un des bandits commençait à crier et cracher ses poumons. Le chef lança une nouvelle menace, un deuxième tir se fit entendre ajoutant un autre cri de douleur de la part d'un autre bandit. J'entendis alors de nombreux pas s'éloignant peu à peu et le chef exhortant les deux blessés à se bouger un peu.
J'aurais bien pris dans les bras mon sauveur si je n'étais pas si méfiant, je me contentais de sortir une tête de mon arbre, observant le paysage devant moi. Il y avait la route, avec du sang dessus et l'arc du bandit, la forêt s'étendait derrière et j'arrivais encore à voir les bandits courir, laissant derrière eux de l'herbe tachée de leur fluide vital. Aucune trace de mon « sauveur ».


« Ce n'est pas très prudent de partir seul comme cela, en s'exhibant sur une route en plus, fit une voix grave, ce qui ne manqua pas de me faire sursauter et chuter comme un idiot à cause de mon sac posé juste à mes pieds »

Devant moi se tenais alors ce qu'on pourrait appeler un géant, du moins c'est l'impression que j'en avais en me tenant à ses pieds. J'aurais dis qu'il avait environ la quarantaine, du moins il était recouvert d'une tenue en cuir sombre, usée mais d'apparence solide et tenait en main un fusil à silex qu'il ne pointait pas pour autant sur ma personne. Pour le reste je voyais qu'il portait une sacoche, sûrement contenant ses balles de fusil, une rapière rangée dans son fourreau et une lance solidement attaché à son dos par une attache traversant son torse et coupant la cape qu'il portait, cape qui était plutôt longue et recouvrait même la partie droite de son corps, cachant littéralement toute cette partie de son être. D'ailleurs au bout de la lance pendait un haut de forme noir. J'observais attentivement celui-ci qui me regardait d'un air souriant, même si sa courte barbe cachait la plupart des mouvement de sa bouche, il n'avais pas l'air emprunt de mauvaises attention finalement.

« Merci … Vraiment, merci, fit-je clairement pas convaincu. Vous allez me piller vous aussi ?
- Je n'en ai pas l'intention pour le moment, cela dépendra de ton amabilité avec moi.
- Bien.
- Tu n'es pas du genre emprunt d'humour dis moi, il commença à rire. Je plaisantais.
- Très drôle oui, très très drôle. »

Je reprenais mes affaires, regardant mon interlocuteur qui lui rechargeait lentement son fusil, tournant la tête vers la forêt

« Dépêche toi, la route n'est pas sûre depuis que les guerres ravagent l'Est et les bandits semblent profiter du malheur des réfugiés comme toi.
- Qu'est ce qui vous dit que je suis un réfugié ?
- Un voyageur n'emporte pas tant d'objets de valeurs, dit-il en pointant mon médaillon. Tu veux que je continues à te donner mes raisons où tu veux survivre suffisamment longtemps pour te faire une famille ?
- On va dire que je souhaites survivre.
- Bien, nous ferons route ensemble alors, si cela ne te déranges pas que je te protèges.
- Non pas vraiment, merci à vous encore une fois.
- Tu me remercieras quand tu seras vivant et en sûreté va. »

Ainsi je reprenais la route avec mon nouveau et étrange compagnon de voyage. Nous continuâmes à avancer sans dire un mot pendant environ une heure, la forêt nous avais alors englouties et tout était recouvert d'arbres autour de nous.
« Sinon vous êtes qui au juste pour aider un réfugié comme moi ?
- Présentes toi et peut-être que je me présenterais, rétorqua-t-il sous son capuchon qu'il avait rabattu auparavant.
- Je me nomme Ener Fars, je viens de Grinther, une bourgade de l'est maintenant détruite à l'heure qu'il est.
- Enchanté Ener Fars, pour ma part on me surnomme « Luiron », mon vrai nom tu le sauras en temps voulu, j'espère que tu n'en est pas trop contrarié d'ailleurs.
- Au pire je n'ai pas le choix je supposes, vous venez d'où ?
- Ma ville natale était Sudaer, aux portes du désert de l'Ades, dit-il en regardant mon visage, laissant apparaître ses yeux bleus profond. Mais à présent je n'ai pas de réel habitat fixe, je me contentes de vaquer là ou je peux aidant les gens comme il m'est permis.
- Des gens comme moi en d'autres termes.
- En quelque sorte oui, et tu vas où comme ça jeunot ?
- Je ne suis pas jeune déjà, j'ai plus de vingts ans tout de même.
- Tu es donc un jeunot, réponds à ma question.
- Je suis réfugié, c'est logique que j’aille vers Ismer non ?
- Certains sont partis au sud vers l'Ades, espérant survivre dans les terres du sud qui n'ont pas attirés l'attention des peuples pour le moment.
- Je trouves ça idiot, beaucoup mourrons pendant la traversée, alors je préfères aller à Ismer et prier pour que la guerre cesse avant qu'elle n'atteigne la ville.
- Prier … Quelle idée inutile, crois moi Ener Fars, mieux vaut compter sur soi que de compter sur des croyances de prêtre ou de paladin, ils sont bons à chasser les mauvaises pensées rien de plus !
- Pourtant il est raconté que leurs ancêtres ont combattus des forces dépassant la norme, différentes de nous.
- C'est comme pour les Elfes, les Trolls, les Orcs et les Nains, ce ne sont que des histoires, il n'y a que nous sur ce monde et ils profitent de la crédulité des gens pour se faire de l'argent et posséder le pouvoir. »

Il m'avait fait un froid, moi qui avait longtemps cru aux histoires de mon père voilà qu'un étranger me dit que tout ceci n'est rien. C'est idiot de croire le premier venu mais je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression que je peux le croire sur ce coup-ci, sûrement le fait qu'il ai un âge sûrement plus avancé que le mien qui me rappelle nos principes moraux nous donnant comme objectif de croire nos aînés, qu'en sais-je.
La nuit tombais déjà et mon camarade commençait à montrer des signes d'inquiétudes, il observait régulièrement les différents coins de la forêt, observant même le chemin, cherchant quelque chose qui aurait presque pu paraître d'une nécessité d'ordre vital. Tout ceci réveillait en moi mes inquiétudes, ma peur.
Il semblait perturbé par ce qu'il voyait, et hormis des arbres, des rochers et divers végétaux je n'arrivais pas à voir quoi que ce soit dans cette forêt qui d'ailleurs ne cessait de grimper sur le flanc de la montagne et ne cessait tout simplement jamais. Du moins c'est l'impression que j'en avais à force de marcher sans voir ne serait-ce qu'une clairière se profiler à l'horizon.


« Dîtes, fis-je hésitant. Vous avez l'air contrarié … Il y a quelque chose qui ne va pas ?
- Premièrement tâche de me tutoyer maintenant, deuxièmement pourquoi cette question indiscrète alors que nous venons tout juste de nous rencontrer ?
- Car savoir que mon sauveur et seul compagnon de voyage est d'apparence inquiète ne m'aide pas à me sentir mieux dans ces sombres lieux.
- Eh bien il fallait réfléchir avant de partir tout seul, rien n'est sûr ici depuis que la guerre a commencée.
- Il y aurait déjà des soldats ici ?
- Non, des bandits comme ceux de tout à l'heure. Des gens de mauvaise augure, de mauvaise compagnie et surtout de mauvaise réputation, ils pillent les voyageurs et la plupart du temps les tue, aussi il faut rester vigilent et je te conseillerais d'être aussi « inquiet » que moi.
- Bien, bien si vous le dîtes. »

Décidément j'étais tombé sur le compagnon de voyage le plus agréable de tout l'Oüsfo, enfin bon il avait des armes et moi j'étais nu comparé à ce qu'il avait sur lui. Je me répétais que j'arriverais vivant et que je devrais arriver rapidement à Ismer mais j'avais à présent des doutes, le jour commençait à décliner peu à peu, du moins je le croyais au vu des rayons de soleil perçant le feuillages des arbres qui se faisaient plus colorés.

Luiron semblait avoir lui aussi sentit le temps se refroidir avec la fin du jour, il commençait à tourner plus souvent la tête de telle sorte qu'il couvrait toute la zone de son regard et ce aussi rapidement qu'il le pouvait. Nous continuâmes à marcher un temps avant d'arriver non loin de la seule clairière que j'ai pu voir pendant toute notre traversée de la forêt. Cependant, où étions nous précisément ? Je ne le sais pas, le terrain bien escarpé me faisait penser que nous étions déjà en train de fouler de nos pieds ceux des montagnes, au pire cela n'avais pas de réelle importance, du moins tant que ce ne pouvait être la cause d'un possible danger.
Il me fit alors un signe, montrant la clairière du doigt.


« Notre maison pour la nuit.
- Est-ce vraiment judicieux de vouloir se mettre dans une clairière alors que nous devrions nous cacher de tout potentiel danger ?
- Qui est le guide dans cet endroit de malheur ? Rétorqua-t-il en me regardant fixement sous son capuchon.
- Eh bien … Balbutiai-je en retour. Vous ! Je, je vais vous suivre sans faire plus d'histoires alors.
- Tu as tout compris. »

Il me tardait de retrouver mon oncle, ce personnage m'épuisait largement, je commençais à me demander si lui aussi n'était pas un bandit et que tout ceci n'était pas un vil stratagème d'une cruauté sans nom, digne des esprits les plus pervers et que celui-ci avait fait semblant de me sauver pour mieux me jeter dans la gueule du loup. Quoi qu'il en soit en approchant de cette clairière je distinguais les rayons du soleil survoler les arbres, disant au revoir à cette partie du monde par un dernier regard, et cette pensée me réchauffait le cœur comme me le glaçait. Mon compagnon se mit alors à fouiller près d'un rocher vers le centre de la clairière, d'ailleurs il y en avais plein des rochers à cet endroit. En passant derrière l'un deux il se mit à descendre petit à petit sous mon regard ébahit, au début je cru à une farce ou un tour de passe -passe voir pourquoi pas à de la magie ! Mais celui-ci me faisant signe d'approcher je me rendis simplement compte que c'était là un escalier sur lequel il tenait, escalier menant sous la terre mais pas profondément.

« Alors ? Fit-il en se retournant vers moi.
- Alors quoi ?
- Petit ingrat va, suis moi nous serons dans ce trou pour la nuit, même si c'est très agréable pour un soit-disant trou.
- Voilà une idée bien charmante.
- Tu n'es pas noble, côtoyer la terre ne dois pas être un si grand dégoût après tout ! Contentes toi de me suivre si tu veux dormir tranquille. »

Je lâchais un soupir, le suivant. Il alluma au passage une vielle lanterne poussiéreuse accroché à une planche de bois pourrie sur le coté droit de l'escalier. Au bout d'une dizaine de marches nous étions dans ce « trou » qui ma foi était plutôt bien aménagé pour un trou.

En effet il y avait un plancher qui même vieux était plus agréable que de la terre, les murs cependant se contentaient d'être fait de terre et tenues par des poutre et des colonnes en bois à la manière des mines. Sinon il y avait une table, trois chaises poussiéreuses comme le reste de la salle d'ailleurs et deux lits. Je pouvais distinguer un râtelier d'armes, plein d'épées en bon état comparé au reste de cet endroit, sur la table était posé un arc, un carquois et une bougie à peine consommée.

Ma curiosité me poussa à poser une question des plus indiscrètes.


« Et, quel est cet endroit au juste ? »

Il ne répondit pas, fermant derrière nous la trappe de bois ,recouvert de feuillages et de terre en guise de camouflage. En revenant il se posa sur une chaise, déballant son barda sur la table, allumant la bougie et finit par me fixer, m'invitant à prendre une chaise et c'est ce que je fis dans l'instant même d'ailleurs.

Puis pendant une minute il regarda la salle et ensuite mon visage, semblant réfléchir à ce qu'il allait bien pouvoir répondre: l'argument des menteurs me disais-je.


« Ici c'est en quelque sorte un des vieux refuges pour les gens futés comme moi, cela te suffis comme réponse, Fars c'est ça ?
- Oui, un refuge dans un trou, pour quoi faire ?
- A-t-on avis ? Les voyages sont longs, le monde est grand et mes jambes sont petites. Si je n'avais pas édifié ces refuges je serais dans une taverne et suite à la raclée quej'ai infligé à tes petits camarades tu dois savoir ce qui se passe quand je franchis la porte d'une taverne.
- On peut dire ça ... Répondis-je brièvement, regardant l'arc sur la table, ce que remarqua mon sauveur.
- Il faut bien chasser.
- Et les épées ?
- Un moyen d'éviter les magasins. Tu en as encore combien des questions comme celle-ci ? Fit-il de manière plus sèche.
- Non, pas la peine de s'offusquer.
- La curiosité est un vilain défaut dit-on, tu devrais en prendre note. Et non les questions que je t'ai posé étaient non pas de la curiosité mais simplement des renseignements pour que j'évites de t'appeler le "jeunôt" en permanence, sauf si tu es du genre à aimer, qui sait ? »

Je me contentais alors de répondre en poussant un long soupir, me retournant pour observer de nouveau ce petit refuge. Non vraiment même s'il y avais un parquet je me croyais plus dans une mine que dans un véritable refuge mais tant pis je devais faire avec.

« Juste une chose, posant une dague qu'il sortait de son gilet. Prends, et garde le près de toi. Ce soir couches toi tôt et pas la peine de demander à manger tu n'es plus chez toi. Ah et prends un des deux lits, ils doivent bien servir à quelque chose après tout.
- Merci je le savais déjà. »

Il se contenta de me sourire brièvement, récupérant son fusil, une chaise et se posant face à l'entrée, assis sur sa chaise et le fusil en direction de l'entrée. Pour ma part je me contentais simplement de prendre un des deux lits, gardant la dague à la ceinture et mon barda au pieds de lit.
C'était là une chose des plus dures que de s'endormir avec un inconnu à qui vous devez la vie et qui pourtant vous inspire la méfiance malgré son âge plutôt avancé. Non vraiment je me souhaitais de ne pas revivre ça plusieurs fois dans ma vie.s Et ce fut d'ailleurs aussi dur de maintenir mon sommeil, entre les bruits de la nuit et le manque de chaleur de ces lieux je me sentais aussi bien installé que dans un placard vieux, usé et puant. Le plus souvent quand je me réveillais Luiron était toujours sur sa chaise, guettant l'entrée et tournant parfois sa tête vers moi pour vérifier si je dormais, du moins je le pensais, quoi qu'il en soit il avait l'air de bien tenir le coup avec comme seule source de chaleur une bougie à la lueur faible au fur et à mesure que la nuit avançait.
Quoi qu'il en soit je pus voir le jour, ou du moins savoir qu'il était présent car on ne voyait absolument rien de la part de la nature hormis de la terre remplie de diverses choses toutes répugnantes, allant du ver de terre à de la boue. Remarquez il parait que j'ai du sang de paysan dans le coeur, aussi cela ne devrait pas trop me répugner au final, question d'habitude sûrement.


« Allez debout, on recommence notre route l'ami ! Cria Lurion. La route nous attends et des dangers avec.
- Tout à coup je suis ton ami ? Eh bien voilà qui fut rapide.
- Ne débutes pas une discussion de cette manière, j'étais de bonne humeur pour une fois.
- Je prends note. »

J'étais surtout en train de récupérer mon attirail, préparant mes jambes à une nouvelle longue marche, chose à laquelle elles ne sont pas tant étrangères. Au bout de quelques minutes nous étions sortit, frais et prêt pour une dure journée de marche et de discussions pour le moins des plus agréables et des plus charmantes. Chose à laquelle je ne croyais absolument pas. Quoi qu'il en soit mon compagnon se contenta de cacher l'entrée de son refuge avec de l'herbe et des feuilles. Sans plus attendre nous retrouvâmes notre chemin de la journée d'avant, afin de continuer notre route vers Ismer. Sur un bon bout de chemin nous n'avons vu que des animaux errants à leurs tâches sauvages, fuyant nos pas et nos regards comme on fuirait la peste, avec ceci s'ajoutait la même répétition pourtant si étrangère d'arbres, d'arbustes et de diverses plantes dont je ne connaissais pas forcément les noms. Quoi qu'il en soit, rien de particulièrement dangereux en vue. En fait absolument rien, le silence naturel de la forêt faisait guise de seule ambiance à notre marche, pas une perturbation de la part de nos voix ou d'une voix étrangère mais seulement le bruit du vent fouettant les feuillages, de l'eau se brisant sur les rochers et des divers animaux faisant part de leur présence et étant pourtant si invisibles à nos yeux.


« Sinon pourquoi vous m'accompagnez déjà ?
- Car je vais aussi à Ismer, sinon je ne vous aurais jamais croisé.
- Oui mais, rétorquai-je d'un ton imprégnée d'hésitation. Pourquoi ne pas être allé plus vite sans moi ?
- Car mon bon sens et ma morale me disais de ne pas aller à l'encontre de ça.
- C'est étrange venant de quelqu'un qui crache sur le Paladinat.
- Entre croyances religieuses et convictions personelles il y a une différence profonde comme les abysses Fars, je te dis effectivement de ne plus croire la religion et de croire en toi, mais crois aussi en ce que tu penses être le meilleurs à faire en ce bas monde, disait-il en m'adressant une simple tape amicale sur l'épaule gauche.
- Si tu le dis. Sinon Ismer c'est encore loin ?
- Si tu as le rythme d'un soldat nous y serons d'ici le début de l'après midi, sinon tu devras attendre la fin de soirée.
- J'ai l'air d'un soldat ? »

Il me regarda, la tête cachée par son capuchon. Il examinait rapidement chacun de mes membres et détourna vite le regard

« Absolument pas. »

Je ne répondis pas, me contentant de regarder droit devant moi. C'est idiot mais je me sentais vexé alors que j'avais auparavant répondu que je ne me considérais pas comme de la carrure d'un soldat, et le fait de me convaincre que je pensais dans cette voie là ne m'aidait pas réellement.

« Tu comptes faire quoi à Ismer déjà, jeunôt ?
- Je pensais que vous donner mon nom éviterais ce diminutif ? Fis-je, soupirant. Si je vais là bas c'est pour échapper aux combats et retrouver mon oncle.
- Quel est son nom ?
- Gelbriath Fars
- Un brave homme j’imagine, bien.
- Oui en effet, sinon je n'irais pas le voir, la plupart des gens de ma famille ne sont pas connues pour leur sens de l'honneur ou leur capacités à aider les gens. Il n'y a que mon oncle qui soit réellement de cette catégorie là.
- Qu'a-t-il fait pour y être classé ?
- Il a aidé bien des gens quand il arriva en ville, avant d'acheter son épicerie et de devenir une sorte de bourgeois de classe inférieure. Cela ne l'empêcha pas de continuer à aider ceux qui en avaient besoin et de rendre servir à sa ville quand c'était nécessaire.
- Il y a des actes plus braves que la charité en ce bas monde, mais il est vrai que c'est une personne de bonne conviction si il correspond à telle description.
- Bien entendu qu'il y a mieux, mais ceci me suffit amplement. »

Suite à cela nous engagîmes une discussion durant une heure jusqu'à l'heure supposée du repas, finalement nous avions finit par prendre réellement contact l'un à l'autre et ce sans abuser des pointes d'ironie envahissant nos premières paroles échangées.
Pour ce dit repas nous nous sommes tenu à deux simples rochers côte à côte au bord de la route, mangeant pour ma part un simple morceau de pain et Lurion récupérant un peu de viande séchée dans une de ses sacoches. Frugal mais devenu coutumier avec le temps. Suite à cela le reste de l'après midi fut d'un intérêt des plus moindres, les discussions se rarifiants au fur et à mesure que nos pas s'alourdissaient.
Un moment avais cependant retenu mon attention, je voyais la lisière de la forêt s'étendre au bout de la route et ouvrant sur une large plaine.


« Nous y sommes ?
- Admires le paysage et tu le sauras, dit-il en m'invitant à prendre la tête »

J'avançais donc suite à cette invitation, le chemin commença à s'éclaircir au fur et à mesure que l'ombre des arbres laissaient place à la monotone lumière du soleil sur une plaine, en ce clair jour. Quand mes yeux percèrent les feuillages, les brumes du jour et l'herbe illuminée j’apercevais enfin l'environnement me faisant face. Une longue vallée bordée de collines toutes de taille presque similaire, sauf en un lieu ou elle s'ouvre sur la mer ce qui était là un spectacle très agréable à voir. Je pouvais déjà observer au loin ce que l'on semblait appeler Ismer, qui n'était autre qu'une ville portuaire comme décris dans les récits laissés à la bibliothèque du Fousson, un village voisin du mien. De loin je ne pouvais que constater sa taille pour le moins impressionnante par rapport à ce que j'ai pu voir dans ma petite vie tranquille. De ses murs s'élevait quasiment de manière régulière des tours rondes fortifiés par les fondateurs de la ville, mais derrière s'étendait la ville qui semblait descendre vers la mer et encercler une sorte de large citadelle de la taille d'un village qui elle s'élevait au ciel de par ses tours diverses. Mais étrangement ces tours étaient de tailles et de structures différentes ,d'un coté je pensais distinguer des tours plus classiques et fortifiés tandis que de l'autre s'élevait des tours plus hautes mais plus fines. Mon dernier premier aperçu sur cette ville fut évidemment la cathédrale qui s'élevait au milieu des quartiers les plus proches de la vallée, majestueuse au milieu d'habitations si ridicules comparé à sa grandeur et qui de manière équivalente habritaient des personnes de si bas rang comparé à la grandeur des constructeurs de ce lieu très fameux.
Ma curiosité s'arrêtait pourtant sur cette citadelle.


« C'est une bien belle ville vue de loin, mais pourquoi il y a-t-il tant de différences par rapport à ce que j'ai entendu ? Ces grandes tours là bas, à coté des autres plus simples n'étaient pas dans ce que l'on m'avait raconté. Est-ce bien Ismer seulement ?
- A en juger la cathédrale, et la position de la ville, je penses que oui c'est bien Ismer, [/i]Il commença à descendre sur la vallée.[/i] Et ces tours vois-tu sont la trace de gens fous et pourtant très adulées d'un peuple qui semble devenir aveugle de jour en jour.
- Des religieux ?
- Non, des sorciers ou des mages, en fait c'est la même chose pour moi mais je ne sais pas faire la différence entre les deux.
- Des magiciens ?
- Du moins ils s’appellent ainsi, mais je n'ai jamais vu aucune magie quelconque se dérouler sous mes yeux. Oh que non que je n'en ai jamais vu, ce ne sont que des charlatans abusant de la crédulité des nobles de la ville, et il est aussi possible qu'ils paient bien ces nobles qui leurs ont donc accordé une partie de la partie haute de la ville en échange de leur hospitalité dans cette si belle ville.
- Je comprends, nous verrons bien une fois arrivé de toute façon.
- Il n'y a rien à voir je te dis, allez avance ! Fit-il en me faisant signe d'accélerer un peu le pas. Plus vite tu avanceras, plus vite tu trouveras ton oncle ! »

Nous avons donc entamé notre descente vers cette ville qui malgré mon émerveillement était encore un peu loin pour que je puisses la distinguer correctement.

[La suite postée plus tard]


Dernière édition par Anrey le Dim 2 Nov - 11:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les aléas du destin ( Je chercherais un vrai titre plus tard )   Dim 7 Sep - 9:07

Suite postée, oui ça agrandit le texte mais ça m'amuse de voir que personne n'arrive à le lire en entier ( du moins à ce qu'il parait Razz )
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MessageSujet: Re: Les aléas du destin ( Je chercherais un vrai titre plus tard )   Dim 7 Sep - 10:04

ça t'amuses ?!
Pour la peine j'le lirai en entier !!
...
Plus tard ! xD

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MessageSujet: Re: Les aléas du destin ( Je chercherais un vrai titre plus tard )   Dim 2 Nov - 11:55

[Nouvelle partie ajoutée au post initial]
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MessageSujet: Re: Les aléas du destin ( Je chercherais un vrai titre plus tard )   

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Les aléas du destin ( Je chercherais un vrai titre plus tard )
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